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LANGUES REGIONALES

juin 20th, 2008

Contribution d’Henri NAYROU

 
Chaque tenant d’une langue régionale mène le combat qu’il veut. Tous les combats ne se ressemblent pas. Certes, ils sont tous identitaires, testimoniaux, ancrés dans la culture de leurs territoires mais certains s’arrêtent à la seule défense de la langue quand d’autres considèrent cette défense de la langue comme un point de départ vers de nouvelles conquêtes.

 
Pour les peuples du Languedoc, des Pyrénées et de Gascogne, le combat consiste d’abord à redonner vie à une langue qui se meurt, faute de pratique, de moyens, de volonté politique.

 
Nous appartenons en effet à cette génération qui a reçu la langue d’oc ou le gascon en héritage naturel dans son cadre familial, et qui ne l’a pas  transmis parce que sa pratique était dévalorisante et même plus. En effet, nous étions traités de « paysans » par les camarades de classes de la ville et on avait fini par avoir honte de parler le patois.

 
Aujourd’hui, il faut en finir avec cette honte et inverser la tendance. La langue d’oc et le gascon ont besoin de pratique, de moyens et de volonté politique.

Nous faisons nôtre ce proverbe sénégalais : « quand tu ne sais pas où tu vas, regarde d’où tu viens ! »

 
Le pouvoir politique est au pied du mur de la honte.

 
 
 
Contribution de Frédérique Massat :

 
Le groupe d’étude sur les langues régionales de l’Assemblée nationale s’inquiète de la prise de position de certains membres de l’Académie française.

 
Sur la forme, d’une part, les députés s’étonnent que les membres de l’Académie, dont le mode d’élection est la cooptation, remettent en cause un amendement voté à la quasi-unanimité par la représentation nationale issue du suffrage universel.

 
Sur le fond, ensuite, ils rappellent que l’amendement inscrit, dans la Constitution, l’appartenance des langues régionales au patrimoine de la France. Notre diversité est notre richesse. Les députés invitent les Académiciens à redécouvrir nos régions dont la culture et les langues concourent au rayonnement de notre pays.

Compte rendu du Parlement des enfants 2008

juin 16th, 2008

Le 7 juin dernier, le député ariégeois Henri Nayrou recevait le député junior Jaoumé Rousseille au Palais-Bourbon dans le cadre du célèbre Parlement des Enfants. Une semaine après, le même député rendait visite à son jeune collègue dans sa classe du Carla-Bayle pour faire avec lui le compte rendu de  sa  journée  parisienne à ses petits camarades en présence de MM. DENAT, le conseiller pédagogique et VIGNAUX le directeur d’école .
 
Le jeune Jaoumé   s’est efforcé d’être le plus précis possible dans ses descriptions, en racontant  la journée dans son ensemble, depuis le badge qui est remis à tous les participants à l’entrée du palais bourbon jusqu’au moment inoubliable qu’a été la séance dans l’hémicycle et le vote de la loi pour faciliter l’accès aux soins exigé pour les personnes atteintes de maladies rares.
Le jeune député a étonné ses camarades en affirmant  qu’il avait été marqué par la salle des 4 Colonnes ( celle que l’on voit le plus souvent à la télévision parce qu’il y a tous les journalistes ) et que l’hémicycle lui avait paru petit contrairement à l’image qu’en donne la télé mais que paradoxalement l’Assemblée Nationale était géante et comportait de très nombreuses salles ainsi qu’une bibliothèque qui « compte plus de 700 000 livres », a t il souligné les yeux émerveillés.
 
Henri NAYROU a précisé aux enfants que l’image que l’on pouvait se faire du Palais bourbon par le biais de la télévision était bien souvent erronée, « le travail se passe hors champ des caméras, dans les commissions » . Puis il a souhaité de bonnes vacances aux élèves du Carla dont Jaoumé qui va entrer au collège de Lézat à la rentrée prochaine, tandis que M. Vignaux confirmait que, par le biais de cette élection de député junior, sa classe de Cours Moyen avait appris beaucoup de choses en matière d’instruction civique. 
 
Ensuite quelques questions préparées à l’avance avec l’aide de monsieur VIGNEAU, le maître d’école, ont été posées aux deux députés. Les enfants souhaitaient savoir si leur camarade avait lié connaissance avec d’autres élèves venus d’horizons différents ou encore pour quelle loi il avait voté.
 
Preuve, si besoin était, que l’intérêt pour la politique et la chose publique n’a pas d’âge et que la relève est assurée !

 

Compte rendu analytique de la séance : cra-parlement-des-enfants-2008.pdf

Voir les photos :

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14ème Parlement des enfants

juin 3rd, 2008

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Chaque année au mois de juin, ils sont 577 enfants scolarisés en CM2 et désignés par leurs camarades de classe comme députés juniors, à se retrouver au Palais Bourbon à Paris pour siéger dans l’hémicycle. Ce samedi 7 juin, ce sera donc la 14ème édition du Parlement des enfants et la seconde circonscription de l’Ariège y sera représentée par le jeune Jaumé ROUSSEILLE de l’école du CARLA BAYLE. Il sera ce jour là investi des mêmes droits et devoirs que les Parlementaires Ariégeois et devra examiner dix propositions de lois présentées par des élèves de la France entière.

Le Député junior et son père seront accueillis à l’Assemblée Nationale par le député de la 2nde circonscription, Henri Nayrou, qui est un fidèle de ces événements nationaux et qui se fera un réel plaisir de leur servir de guide tout au long de la journée pour leur permettre de mieux appréhender son rôle au Parlement ainsi que ses engagements pour la représentation et la défense des intérêts de tous les Ariégeois.

Question orale du 03 06 2008

juin 3rd, 2008

Séance du mardi 3 juin 2008

          1ère séance

          178ème séance de la session

          Présidence de M. Marc-Philippe Daubresse, Vice-Président

_La séance est ouverte à neuf heures trente._

    *QUESTIONS ORALES SANS DÉBAT*

_L’ordre du jour appelle_ les questions orales sans débat.

      /*PERTINENCE DES CRITÈRES D’ÉLIGIBILITÉ AUX AIDES À FINALITÉ
      RÉGIONALE*/

*M. Henri Nayrou – *Je souhaite appeler l’attention du Gouvernement sur
l’absence de cohérence des politiques d’aménagement du territoire et sur
leurs conséquences pour les départements ruraux.

Les zones rurales et les territoires de montagne souffrent, non
seulement des handicaps naturels liés au relief et de leur l’éloignement
par rapport aux grands centres urbains, mais encore du déclin économique
affectant certaines industries anciennes, comme c’est le cas à
Saint-Girons où les papeteries sont en grande difficulté – notamment
l’unité de Lédar issue du groupe Matussière et Forest, également
installé en Alsace et dans l’Isère. Sans les interventions de l’État
garant de la solidarité nationale, sans une politique de zonage
efficiente, ces territoires seraient voués à devenir pour toujours des
déserts.

Nos craintes sont d’autant plus fondées que les exemples sont nombreux
de désengagement de l’État en la matière. Ainsi, fin 2008, ce sont des
pans entiers de départements ruraux et de montagne qui ne seront plus
éligibles au zonage AFR – aides à finalité régionale – pour la période
2007-2013, considérablement réduit sur décision, non pas de l’Union
européenne, mais du comité interministériel d’aménagement et de
compétitivité des territoires du 6 mars 2006.

Le 25 avril 2006, j’ai d’ailleurs adressé un courrier au prédécesseur de
M. Falco, M. Estrosi, pour lui signifier mon mécontentement de constater
que des secteurs fragiles comme le Couserans pour la papeterie, le Pays
d’Olmes pour le textile mais aussi les vallées de l’Arize et de la Lèze
représentant au total 37 % de la population du département, ne soient
plus éligibles fin 2008 à la prime d’aménagement du territoire. M.
Estrosi m’a répondu le 22 juin que les décisions prises étaient
irrévocables mais qu’il existait « une réserve nationale permettant de
faire face à d’éventuels sinistres industriels intervenant
ultérieurement en dehors des territoires initialement zonés ».

Je me serais bien passé d’avoir vu le danger avant l’heure. En effet,
comme je le disais, la région de Saint-Girons vit actuellement dans la
crainte de perdre 120 emplois, conséquence du dépôt de bilan de la
société Matussière et Forest, qui touche de plein fouet l’unité de
production papetière de Lédar. Le bassin du Couserans, qui se situe en
zone transitoire AFR, va perdre dans quelques mois une arme essentielle
dans l’aménagement du territoire. En effet, à compter du 1^er janvier
2009, les aides aux entreprises et à leurs projets d’investissements ne
seront plus possibles ou seront drastiquement réduits. Il sera donc
encore plus difficile qu’aujourd’hui que des entreprises s’implantent
dans le Saint-Gironnais des entreprises, y réalisent des investissements
productifs et y créent des emplois nouveaux.

Le Gouvernement peut décider de proroger les délais d’application des
aides à finalité régionale dans les zones sacrifiées du département de
l’Ariège et assurer aux territoires ruraux les moyens de mener de
réelles politiques d’aménagement du territoire, leur permettant de se
développer par l’activité au lieu de tomber dans la somnolence. Je vous
remercie d’avance, Madame la secrétaire d’État, de me parler ici de
développement – durable, cela va de soi…

*Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, */*secrétaire d’État chargée de
l’écologie*/* – *L’existence d’un zonage AFR dans chaque État membre est
imposé par la Commission européenne, dans le cadre de la politique
communautaire de concurrence, pour délimiter les territoires où il est
possible de soutenir plus intensément les investissements des entreprises.

Pour la période 2007-2013, ce zonage a été établi sur un seuil de
population éligible de 9,3 millions d’habitants pour les zones
permanentes, soit une baisse de 55 % par rapport à la période 2000-2006.
Pour limiter les effets de cette réduction, le Gouvernement a négocié
auprès des autorités communautaires, un zonage transitoire, pour les
communes perdant le bénéfice du zonage précédent. La Commission en a
cependant limité le bénéfice aux deux années 2007 et 2008. La zone de
Saint-Girons a pu être intégrée parmi les zones transitoires et en
bénéficiera donc jusqu’à la fin de 2008. Le Gouvernement a également
négocié avec la Commission une réserve nationale de population de zonage
AFR de 250 000 habitants, afin de pouvoir d’ici à 2013 classer en zone
AFR des zones subissant un sinistre économique d’ampleur – mesure que la
Commission a approuvée dans sa décision du 7 mars 2007.

Il convient maintenant d’examiner, en liaison avec les services du
ministère et ceux de la préfecture de région, si le territoire de
Saint-Girons répond aux critères d’utilisation de la réserve de zonage
AFR : c’est en effet la seule possibilité qui reste. Mon collègue Hubert
Falco se tient à votre disposition.

Par ailleurs, en dehors des zones AFR, les pouvoirs publics peuvent
mettre en place des dispositifs d’aide aux entreprises, notamment pour
les PME, mais également dans les domaines de la recherche et du
développement, de l’innovation ou de l’embauche des travailleurs
défavorisés. Par ailleurs, la loi du 23 janvier 2005 a renforcé
l’ensemble des dispositifs fiscaux s’appliquant aux créations
d’entreprise. La totalité du bassin de Saint-Girons est ainsi classé en
zone de revitalisation rurale. C’est l’une des missions prioritaires
d’Hubert Falco de relever ces défis en se tenant à l’écoute des élus et
des populations rurales. Il se tient là encore à votre disposition.

*M. Henri Nayrou –* Vous avez souligné le caractère irrévocable de la
décision de la Commission européenne tout en mentionnant l’existence
d’une réserve nationale, aux fonds de laquelle le bassin de Saint-Girons
pourrait être éligible si, dans six mois, aucune solution n’a été
trouvée pour la papeterie de Lédar. Dans l’entretien qu’il a donné
vendredi dernier aux /Échos/, M. Falco a beaucoup parlé de
compétitivité. J’aurais préféré qu’il parle de solidarité…

Tour de France des montagnes : déjà 10 départements visités !

juin 2nd, 2008

logo-anem.gifLe député de l’Ariège Henri Nayrou a entrepris il y a 15 jours la tournée des départements de montagne en qualité de Secrétaire général de l’association nationale des élus de la montagne, la puissante ANEM dont il deviendra le président en octobre prochain à St Flour. Objectif : passer dans les 42 départements pour coller au terrain et pour y informer et convaincre les élus, notamment les nouveaux maires qui ne connaissent pas forcément les avantages procurés par l’équipe de l’association. 

  

Le rythme est soutenu : quatre départements par semaine et deux réunions de plus 3 heures chacune par jour. Il est passé successivement par Bonneville (Haute-Savoie), Chatillon près de Bellegarde ( Ain ), St Bertrand-de-Comminges ( Hte Garonne ), St Girons ( le 23 mai en Ariège où a été battu le record de participants ), Saint-Pons de Thomières ( Hérault ), St Amans-Soult ( Tarn ), Oloron ( Pyrénées Atlantiques ) et Argelès-Gazost ( Hautes-Pyrénées ). 

  

H. Nayrou devait être ce jeudi 4 juin au matin à St Etienne ( chef-lieu de la Loire ) avant de se rendre au Puy en Velay, ville de Haute-Loire dont le maire est Laurent Wauquiez, le secrétaire d’Etat à l’emploi et aussi membre du comité directeur de l’ANEM.  

  

A chaque étape, surgissent les mêmes problèmes : les services publics en voie de disparition sur fond de désengagement de l’Etat et de surpressions de dizaines de milliers de fonctionnaires, le désespoir des agriculteurs de montagne, l’emploi, l’Europe, les OGM, les problèmes climatiques, la loi sur la modernisation de l’économie et par-dessus tout cela, l’avenir des montagnes de France.  

  

Sans langue de bois ( ce n’est pas son genre ), le parlementaire ariégeois argumente pour le compte de l’ANEM et répond aux nombreuses questions. Il a le temps de se rôder : ses voyages prendront fin dans les derniers jours de septembre prochain.

CETTE SEMAINE 16 QUI PULSE…

avril 21st, 2008

La semaine 16 qui va du lundi 14 avril au dimanche 20 avril 2008 a été intense pour le député de la 2ème circonscription de l’Ariège Henri Nayrou. Un bref survol des journées et des nuits de cette période en témoignent. Lisez donc son Blog-Notes 


 - LUNDI 14 AVRIL 2008   Le Conseil Général de l’Ariège est en séance plénière pour voter les taux d’imposition. En dépit de la double conjoncture d’augmentation des compétences et des transferts insuffisamment compensés par l’Etat, la hausse est limitée à 1 %. A la fin de la réunion, en tant que président du Groupe Socialiste majoritaire dans ce département ( comme dans 57 autres ), je propose une motion à la majorité de l’Assemblée Départementale pour stigmatiser les méfaits de la révision générale des politiques publiques (RGPP) qui consiste à projeter l’exemple de la carte judiciaire sur la carte des fonctionnaires, sur la carte hospitalière, sur la carte militaire, en attendant les autres cartes. L’opposition regimbe, ce qui est normal mais je les provoque quelque peu en leur disant que je leur trouve beaucoup de courage à défendre l’indéfendable, c’est-à-dire de défendre les services publics dans leurs cantons tout en cautionnant la politique UMP qui consiste à supprimer à terme des centaines de milliers de fonctionnaires. Ma question leur fait mal : ” Vous savez, vous, faire fonctionner des services publics sans fonctionnaires ? ” Et nul sinon écho ne répondit à ma voix.

 
D’ailleurs on pouvait lire en page 12 du journal Libération du jeudi 17 avril cette phrase attribuée  à  un ténor de l’UMP qui a voulu rester anonyme et on le comprend : « il y en a marre de ces jeunes cons d’énarques qui réécrivent le programme de Nicolas Sarkozy avec la RGPP! »  Sans commentaires….

 
- MARDI 15 AVRIL 2008   à peine arrivé à Paris , je m’empresse de travailler avec l’administrateur de l’Assemblée et avec mon attaché parlementaire parisien Nicolas Feau, sur le projet de loi sur le dopage,  le 6ième du genre ( après ceux de 1965, 1975, 1989, 1999 et 2006 ) qui consiste à accentuer les moyens de répression contre les sportifs à la fois détenteurs, revendeurs et utilisateurs de produits dopants dans les compétitions sportives, texte qui sera examiné le 30 avril prochain à l’Assemblée Nationale. 

Entre midi et 14 heures, je me colle à un téléphone pour participer à une émission en direct sur France-Info, dans le cadre des débats de la radio consacré ce jour-là à l’interdiction par le président du CNOSF Henri Sérandour, du badge ” Pour un monde meilleur ” que voulaient porter les sportifs français le 8 août prochain aux JO de Pékin. C’est Olivier De Lagarde qui dirige le débat auquel participent aussi le député européen Benhamias ( Modem, ex-Vert, tout est possible ) et mon ancien confrère de Radio France Henri Charpentier, spécialiste de l’olympisme. J’ai été contacté en ma qualité de rapporteur spécial du budget du Sport à l’Assemblée, responsabilité qui présente l’avantage de disposer d’une tribune nationale.

On ne se pointe pas devant un tel micro sans avoir préparé ce que le monde politique appelle des éléments de langage. Je dis mon approbation au port de ce badge, dont le contenu est loin d’entretenir la flamme révolutionnaire, tellement il ne casserait pas une patte à un canard laqué chinois. ” Pour un monde meilleur ! ” Rendez-vous compte de l’outrecuidance de la formule !

 
          Après des questions au Gouvernement  un peu trop pagailleuses,  je participe, en compagnie de  ma collègue Frédérique Massat, à une réunion de  deux  groupes d’études mêlés pour la circonstance, celui de la montagne et celui de l’élevage afin d’étudier la situation de l’agriculture montagnarde, juste avant que la France ne prenne la présidence de l’Europe.  Cette fois, c’est au nom de l’Association Nationale des Elus de la Montagne ( ANEM ) dont je suis le secrétaire général que je m’exprime mais je ne saurais oublier que je représente les agriculteurs de ma circonscription.

            Retour dans mon bureau du 3e étage du Palais-Bourbon, retour dans les dossiers ariégeois qui fusent sur mon écran d’ordinateur ( il y en a 45 ce soir-là ! ), un repas frugal à la célèbre buvette de l’Assemblée, passage en séance où est examiné le texte sur la pseudo-modernisation du marché du travail avec un nouveau CDI, fort périlleux au demeurant, re-passage dans mon bureau pour préparer les réunions du lendemain et direction ma chambre d’hôtel à 1 h du matin.

 
- MERCREDI 16  AVRIL 2008 c’est la plus intense journée  d e la semaine qui commence à 8h 15 dans le bureau du président de la Poste et qui s’achèvera une fois de plus à 1h et demie du jeudi…

Ca débute donc au siège de la Poste par un petit déjeuner organisé par le président de La Poste M. Jean-Paul  Bailly.  C’est l’occasion de faire savoir au patron et à son staff, là encore comme parlementaire ariégeois  et comme secrétaire général de l’ANEM,  que tout ne va pas bien sur le terrain. Je lui fais le reproche du manque de lisibilité dans l’organigramme de La Poste dans les Départements, d’autant que les élus et les citoyens ont tôt fait de se perdre dans un organigramme de La Poste qui change pratiquement tous les ans.
 
          Une heure et demie après, rapide passage à la Commission des Finances  de l’Assemblée pour l ‘examen  de la situation économique et sociale, qui est tout sauf brillante.
 
          Pour cause d’intervention sur le projet de loi sur le dopage, j’ai changé momentanèment de commission organique, passant des finances  aux Affaires Culturelles Familiales et Sociales. Ce matin-là, juste avant le dopage, les ACFS examinent      le problème général de l’offre de soins sur le territoire avec le renfort Larcher et son cortège de restructurations  qui ne disent rien de bon pour les territoires ruraux comme l’Ariège. Mon groupe PS envoie un véritable tir de barrage sur cette perspective de carte hospitalière qui va ressembler comme deux gouttes d’eau à la carte judiciaire.

 
          Mais un autre rendez-vous important s’annonce. Michel Barnier, ministre de l’Agriculture a accédé au désir de l’ANEM d’être reçu en audience spéciale avec les représentants de tous les massifs français, inquiets de la situation actuelle mais aussi de celle qui va les attendre avec la réforme de la PAC.  Pour la circonstance, j’ai sollicité le directeur de la Chambre d’Agriculture de l’Ariège pour disposer de précisions sur la situation des agriculteurs ariégeois et sur leurs attentes. J’en connaissais déjà un rayon car j’avais assisté à une réunion très intéressante de la FASEA aux Forges de Pyrène avec la participation de l’ancien ministre, mon ami Henri Nallet et le président de la FNSEA Jean-Michel Lemeteyer mais l’envoi du technicien de la Chambre m’a fourni tous les éléments et même un peu plus. Lesquels m’ont servi car, juste d’être reçu par M Barnier, nous avons préparé nos interventions dans une salle du ministère de l’agriculture que j’avais sillonné quand Jean Glavany était l’occupant des lieux.

 
Placé  à table juste à la gauche du ministre,  j’ai appuyé les remarques des agriculteurs montagnards , tout en mettant l’accent sur le problème des prédateurs dont la présence dans les hauts sommets met en péril le pastoralisme et donc une certaine idée de la montagne.  J’ai également rappelé à M.  Barnier que  je lui avais écrit afin de lui signaler des manques importants dans les crédits budgétaires pour faire fonctionner normalement le lycée agricole de Pamiers, où se forment les agriculteurs de l’Ariège de demain.
 
Confidence un peu désabusée du ministre de l’Agriculture : « notre budget n’augmentera pas ! » tout le monde est prévenu, mais tout le monde l’était déjà… 

Dès la fin du déjeuner frugal, aux alentours de 15H45,  retour dans l’hémicycle pour les questions au Gouvernement dont la séance du 16 avril 2008 restera dans les annales, aux dires des parlementaires les plus chevronnés.
 
En effet, la députée UMP Chantal Brunel, récemment nommée porte parole de l’UMP, a été ovationnée par les députés PS tous debout et hilares, ce qui était une première dans la vie de l’Assemblée Nationale.  Pourtant affichée parmi les éléments les plus libéraux de l’UMP, Mme Brunel  s’est brusquement mise à attaquer le Gouvernement en affirmant que les niches fiscales profitaient quasi honteusement aux plus riches. Les députés UMP regardaient tous le bout de leurs chaussures, comme l’a écrit une journaliste de Libération.  Ces parlementaires de la majorité déjà passablement secoués par les affaires des OGM, de la carte famille nombreuse et du non remboursement prévisible des lunettes, étaient en droit de se dire : « lorsque l’on a des amis comme ça, on n’a pas besoin d’ennemis… »
 
D’autant qu’ils n’étaient pas au bout de leur chemin de croix. Juste après Madame Brunel, intervenait  le député breton UMP  Yves Le Fur, lui aussi parlementaire expérimenté, qui a taillé en pièces le manque de considération du Gouvernement Fillon vis à vis des familles nombreuses. Il aurait fallu voir la tête des ministres sur le banc du Gouvernement pour comprendre qu’il y avait au départ de cette offensive, un parfum de règlement de compte après que, la semaine précédente, Nathalie Kosciusko Morizet ait traité les députés UMP de lâches…
 
Fin des questions au Gouvernement et départ sur les chapeaux de roues pour la Cour des Comptes  dont  le président de la 3ème commission avait demandé à  me  recevoir  comme rapporteur spécial, pour le compte de la Commission des Finances, du budget des sports , de la jeunesse et de la vie associative. En effet, sous l’impulsion du président  Philippe  Seguin, parfait connaisseur du sport en général et du football en particulier mais  au fait aussi des pratiques de l’Assemblée Nationale, la Cour des Comptes a décidé d’aller mettre son grain de sel dans des dossiers assez tortueux du ministère des sports. Le président de la 3ème commission a donc proposé au rapporteur de l’Assemblée Nationale de mieux travailler de concert afin de mettre en lumière les disfonctionnements qui n’ont pas manqué d’apparaître et qui risqueraient de perdurer.
 
Ou l’on retrouve le nécessaire de contrôle parlementaire sur les pratiques gouvernementales, ceci au profit des contribuables, c’est à dire des citoyens.
 
- JEUDI  17 AVRIL 2008  : ce matin, c’est encore le rapporteur sports qui est concerné. J’ai été en effet coopté en tant que tel comme membre avec  voix consultative du Centre National de Développement du Sport ( CNDS qui a succédé au FNDS ). C’est un organisme public qui distribue 266 millions d’euros aux divers acteurs de l’organisation du sport en France, grâce aux prélèvements effectués sur les paris de la Française des Jeux et du PMU.

La réunion de ce Comité directeur commence par un discours de Bernard Laporte, le secrétaire d’Etat en exercice. L’ancien coach du rugby français que je connais très bien, ne prend aucun risque, surtout en cette période olympique mouvementée, il lit sagement le topo préparé par son cabinet. On vote les crédits pour les déplacements de la délégation française à Pékin, puis ceux pour les activités sportives dans les écoles et les quartiers difficiles.
 
Je prends alors la parole pour redire ce que j’ai déjà dit en pareil lieu, à savoir qu’à mon sens, le CNDS n’a pas vocation à financer des actions concernant les scolaires et les banlieues car ces interventions représentent l’archétype des compétences de l’Etat. Encore faudrait-il que le gouvernement en place ait le sens de ses propres responsabilités, ce qui est loin d’être le cas. A mon sens, en effet, les crédits du CNDS devraient être mieux ciblés sur les investissements des gros équipements sportifs ainsi que sur l’aide aux petits clubs, ce fameux maillage qui honore plus le sport français que ces milliers de mercenaires millionnaires dont le principal souci est leur compte en banque.
 
Silence radio autour de la table, exceptés l’ancien ministre Alain Calmat et les représentants des Régions et des Départements.

Puis je file sur Orly, direction Blagnac, St Girons et la plongée dans le courrier de la semaine, avant de partir sur Montégut-Plantaurel où est installé le nouveau bureau du Parc Naturel Régional toujours présidé par l’excellent leader qu’est André Rouch.
 
Drame sur le chemin du retour. Entre Castelnau-Durban et Rimont, j’arrive peu après une terrible collision frontale qui a coûté la vie à une jeune femme de Ganac. Surviennent le père et le copain de la défunte dont le corps est encore sur place. Le spectacle est poignant. Je me dis que la vie ne tient qu’à un fil et que toute tentative pour l’accélérer n’est que vanité.

- VENDREDI 18 AVRIL 2008  : c’est la journée des rendez-vous des citoyens. Je reçois successivement dans mes deux permanences de St Girons et Pamiers, puis à la mairie de Mazères. Depuis 11 ans d’activité parlementaire, je m’astreins à ne jamais couper le cordon affectif avec les personnes que je représente à l’Assemblée. On me demande souvent si la vie d’un député est dure. On me pousse parfois à me plaindre. Mais je ne me plains pas et je prends soin de préciser que, si j’avais aspiré à mener une existence pépère, il était très facile pour moi de ne pas me présenter à des élections. Donc, je mène la vie que j’ai choisie, donc je me tais. Même quand c’est dur…

Et je pense souvent à cette phrase d’Edmond Hervé qui fut député-maire de Rennes et qui confiait au Monde juste avant de quitter son poste il y a un mois à peine : ” Le travail d’un élu, c’est une marque de respect pour les gens qui vous ont choisi ! “

Ce vendredi se poursuit à Mazères lors de l’inauguration de la nouvelle maison de retraite publique en présence de toutes les autorités. Je n’ai pas souhaité prendre la parole comme m’y invitait le maire Louis Marette mais me revenaient alors en mémoire deux souvenirs forts. Le premier, c’était en août 2003 en pleine canicule  qui emporta 15 000 personnes âgées dans un sinistre tourbillon d’indifférence. Je faisais alors le tour des maisons de retraite de ma circonscription. Celle de Mazères était bien placée en centre ville mais mal agencée entre plusieurs bâtiments différents, ce qui n’assurait aucune sécurité. Un départ de feu et c’était la catastrophe.
 
Le second souvenir se rapportait au premier et je salue l’orthodoxie de M. Marette qui a rappelé lors de son discours d’inauguration que, le 15 février 2004, loin des effervescences politiciennes ariégeo-ariégeoises, je l’avais accompagné dans le bureau de M. Le Divenah, directeur de cabinet de la ministre en charge des personnes âgées pour décrocher des subventions importantes nécessaires pour construire une nouvelle maison de retraite. La trajectoire d’un député n’est pas un long fleuve tranquille mais il y a parfois des îlots de répit.
 
Dernière halte du jour, à La Bastide de Sérou, où le Conseil Général et Ariège-Télécom présentent aux nouveaux maires et aux responsables de la culture départementale le réseau haut débit que viennent de mettre en place le président Bonrepaux et les élus et techniciens de ces deux entités. Le doute n’est plus permis. Ce déploiement de la fibre optique et du Wimax, c’est la chance de l’Ariège. On en mesurera les effets au fur et à mesure que les usages se multiplieront, un peu comme ceux de l’électricité.

- SAMEDI  19 AVRIL 2008  : ça repart vite. Une réunion importante au siège du Golf de l’Ariège sur les hauteurs de La Bastide de Sérou, se tient pour caler les préparatifs de la célébration du 20 ième anniversaire de cet équipement auquel je voue, bien évidemment, une affection particulière. J’aurai l’occasion de revenir sur ces 20 ans dans cette rubrique, parce que vont défiler en même temps les mêmes 20 ans de ma vie publique.
 
Un coup de voiture, et me voilà à La Bastide de Sérou, Espace Jean-Nayrou où se tient le congrès des Anciens Combattants et Prisonniers de Guerre, présidé par M. Gratien Portet. J’arrive après la réunion mais l’essentiel est que je sois là où j’ai été invité et où je dois me rendre. Ces admirables anciens combattants sont déjà à table mais je leur dis deux mots de respect et de disponibilité pour relayer leurs attentes que je connais déjà. Le gouvernement ne fait pas assez pour eux, parce que le minimum vieillesse n’est jamais très loin du niveau des pensions.
 
Je prends le temps de rentrer à St Girons pour regarder le match de rugby Toulouse-Montferrand, superbe mais dramatique pour Vincent Clerc qui se fusille le genou gauche en voulant tromper son concurrent Aurelien Rougerie d’un double crochet. Ainsi va la vie. Vincent rayonnait, triomphant et voilà Vincent cloué sur un lit de solitude et de détresse pour de longs mois.
 
 J’avais promis aux éducateurs de La Tour du Crieu que je serai présent à la remise des prix du stage de rugby éducatif pour de jeunes enfants. Un aller-retour St Girons-La Tour et voilà la promesse tenue. J’affectionne ces moments de fraternité sportive entre diverses générations, surtout dans ce club où les éducateurs réalisent une oeuvre magnifique. Merci à vous, les Jean-Michel Cancel et compagnie !

- DIMANCHE 18 AVRIL 2008  : encore du golf, mais ce n’est pas du jeu ! Ce matin, c’est la première des trois Journées Golf Gratuit pour tous mais le mauvais temps nous joue un mauvais tour.
 
Même scénario catastrophe pour la seule course de côte automobile qui reste en Ariège, celle de Taurignan, près de St Girons. Là, il n’y a que des passionnés et ce ne sont pas des averses qui doucheront leur enthousiasme. C’est ce qui apparaît lors de la remise des prix qui a lieu dans la salle des fêtes de Taurignan-Castets. Je n’ai jamais manqué ce rendez-vous.
 
Voilà, la semaine 16 a tiré sa révérence mais la 17 pousse déjà sa corne. Elle n’est pas belle, la vie !

Martin Hirsch devant les députés PS et devant le mur du RSA

avril 17th, 2008

Le deputé de l’Ariege Henri Nayrou a participé mercredi 16 avril 2008  à l’audition devant le Groupe PS de l’Assemblée Nationale de Martin Hirsch, le haut-commissaire aux solidarités. C’était la première fois que les députés PS recevaient un membre d’un gouvernement de droite mais il est vrai que M.  Hirsch est issu des rangs de la gauche.
Il etait donc intéressant d’écouter celui qui avait proposé le RSA ( revenu de solidarité active ) a son camp d’origine et qui a cherché à l’appliquer pour Sarkozy.
Au départ, il s’agissait d’une ambition que l’on pouvait partager, c’est-à-dire  la disparition des travailleurs pauvres.
Hélas, il semble que le RSA-Hirsch ne pourra pas résister aux rigueurs d’un budget UMP de fourmi victime du passage en trombe, dès le début de l’aventure, des cigales de la Loi TEPA, du Bouclier fiscal et autres cadeaux aux déjà pourvus.
 Voici donc le communiqué du Groupe PS de l’Assemblée ou le constat d’une course de vitesse engagée sans carburant budgétaire ….
Audition de Martin HIRSCH

Edito ANEM

avril 15th, 2008

 

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Henri NAYROU au Conseil Général de l’Ariège

avril 15th, 2008

Une motion de défiance après l’émotion suscitée par les décisions gouvernementales  Henri Nayrou, député de l’Ariège, est aussi le président du Groupe PS majoritaire au Conseil Général de l’Ariège.

C’est à ce titre qu’à la fin de la séance plénière de l’assemblée départementale qui a voté les taux lundi 14 avril 2008 à Foix, il a présenté une motion visant à demander au gouvernement de la France d’écouter la voix du peuple et de revenir sur des mesures prises ou à prendre qui sont de nature à mettre en péril les grands équilibres de la vie sociale dans notre pays. 

La motion a été largement débattue et commentée par H. Nayrou mais aussi par des représentants de l’UMP ariégeoise qui étaient gênés aux entournures par la situation actuelle, par la cacophonie affectant le gouvernement Fillon ( OGM et Carte famille nombreuse SNCF ) et par les sondages Sarkozy toujours affichés à la baisse.   Commentaire final à leur adresse du député Nayrou : ” Vous ne manquez pas de courage de défendre l’indéfendable ! “

 La motion : Motion

PROBLEMES ECONOMIQUES DE LA FRANCE POUR OUVRIR LES YEUX, IL EST DEJA TROP TARD !

avril 7th, 2008

C’est l’histoire d’un gamin de CM2 dont la classe doit recevoir le président Sarkozy. Quand l’instituteur demande qui veut raconter une histoire au président, un enfant dit « je vais lui dire que j’ai trois chatons qui viennent de naître et qu’ils sont tous UMP ! ». Le jour où Nicolas Sarkozy débarque dans l’école, le même enfant reprend la parole et dit : « j’ai deux chatons nouveaux nés, tous les deux sont UMP ! »

- l’instituteur fait alors remarquer : « mais enfin la semaine dernière, tu m’as dit qu’il y avait trois chatons UMP ! »

- réponse immédiate du gamin : « oui, c’est vrai mais depuis, il y en un qui a ouvert les yeux ! »

L’actualité nous renvoie à cette histoire rafraîchissante. Il aura fallu en effet une claque monumentale aux élections municipales et cantonales de mars 2008 mais aussi le rude bilan des chiffres pour que l’on trouve des députés UMP qui ont enfin fini par ouvrir les yeux.

Ils sont une vingtaine. Ils se disent UMP sociaux. On ne savait pas que cette branche existait parce qu’on ne les avait pas beaucoup entendus dans le fracas des 10 premiers mois du régime Sarkozy mais on ne leur en voudra guère car faute avouée, à moitié pardonnée. Donc, dans le cadre d’une tribune publiée le vendredi 21 mars 2008 dans les colonnes des Echos, ces 20 députés ont fait savoir que « si des réformes sont indispensables, elles doivent être justes ! ».

Sur la base de ces paroles fortes, j’aurais pu être co-signataire de cette tribune. Sur le bilan global des réformes de ces 10 derniers mois « bling-bling », je leur laisse la totale responsabilité des errements grossiers et répétés.

Je ne cesse de répéter moi aussi depuis l’été 2007, que la loi TEPA était une pure folie alors qu’elle était présentée comme la mère des forces économiques à libérer. Folie destructrice pour les marges de manœuvre budgétaire, pour la désespérance de ceux qui galèrent et se désespèrent en apprenant que 14 millions d’euros étaient offerts sur un plateau d’argent pour l’ISF, le bouquet fiscal, les exonérations de patrimoine, les heures supplémentaires défiscalisées pour ceux qui ont déjà un travail, autrement dit une grande distribution à celles et ceux qui étaient déjà servis par la vie, par l’héritage, par les stocks options, par les parachutes dorés, bref par le fric.

La décision était indécente. Elle était aussi injuste et inefficace car dépourvue d’effet levier sur le mal endémique dont souffre la société française, que je résumerais par le sigle des 4 C : Confiance, Consommation, Croissance, Création d’emplois.

Par deux fois la droite avait déjà fait preuve de la même stupidité au double plan économique et psychologique : en 1986 avec la suppression de l’impôt sur les grandes fortunes et en 2002 avec la baisse de l’impôt sur le revenu, alors qu’elle est la contribution la plus juste parce qu’elle est la plus progressive.

Ainsi donc, il est quelques bonnes âmes UMP qui semblent avoir compris que l’axe Sarkozy-Fillon était une fausse piste et qu’il devient urgent de changer de cap. Pour trouver le bon cap, nul besoin de GPS ou de rapports technico-fumeux. Il suffit d’analyser le résultat des dernières élections et surtout d’intégrer la sourde colère qui est montée des urnes, de la rue, du peuple.

Je ne suis pas un grand politique. Je ne m’offusque pas du fait d’appartenir au groupe des députés de base, et peut être aussi des députés terrain. Mais je ne comprends toujours pas par quelle aberration le pouvoir de droite croit que les cadeaux consentis aux plus favorisés, peuvent avoir un impact sur la règle des 4 C.

Ce fric là, Monsieur, il ne va pas dans le circuit économique vertueux mais dans les placements, l’ épargne, le bas de laine. C’est du fric qui revient vers le fric. C’est de la folie. La seule question qui vaille aujourd’hui n’est pas de savoir combien de députés UMP rejoindront les 20 réputés sociaux nouvellement convertis aux vertus sociales du régime : le problème est de savoir comment la France va remonter à la surface après avoir côtoyé le fond du gouffre.

Henri NAYROU