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FABIEN PELOUS RECU A L’ASSEMBLEE NATIONALE PAR HENRI NAYROU

juillet 1st, 2009

L’ariégeois Henri Nayrou a fait visiter l’Assemblée Nationale à l’ariégeois Fabien Pelous. C’est au titre de président de l’Amicale des Parlementaires de Rugby que le député avait invité l’ancien capitaine de l’Equipe de France du Stade Toulousain aujourd’hui en retraite sportive. Le débat, très intéressant, a eu lieu au ministère de la Défense en présence du ministre Hervé Morin et de son cabinet. Des contacts tout aussi intéressants ont été pris à cette occasion par le député de la circonscription où se trouve le 1er RCP.

RESIDENCES DE TOURISME EN MONTAGNE : L’ANEM et Henri Nayrou améliorent le dispositif

juin 30th, 2009

Tout le monde se souvient des problèmes engendrés par les dépôts de bilan des gestionnaires de résidences de tourisme réalisées en France comme en Ariège dans des zones de revitalisation rurale.

En tant que président du Syndicat Mixte de Guzet et aussi président de l’Association Nationale des Elus de la Montagne, Henri Nayrou est monté récemment au créneau à l’Assemblée Nationale dans le cadre du projet de loi sur le tourisme, dans le but de moraliser le dispositif entre les promoteurs, les gestionnaires et les investisseurs. Il s’agissait de mieux
protéger les engagements financiers des particuliers mais aussi de sauvegarder ce type d’opération législative incitant à la création de lits banalisés dans des zones comme les nôtres qui en manquent cruellement.

Henri Nayrou a bataillé fermement avec les élus de tous bords et a obtenu un certain nombre d’avancées de la part du ministre du tourisme Hervé Novelli. Mais il a tenu à préciser en toute franchise : « Je ne suis pas parvenu au résultat que nous escomptions tous mais le combat pour un dispositif plus vertueux et moins risqué pour les particuliers, va se poursuivre ».

En février dernier, le président de l’Anem s’était déjà mobilisé dans l’hémicycle en recevant de la part du ministre du Budget Eric Woerth l’assurance selon laquelle les services de Bercy seraient tolérants envers les propriétaires dont les conditions de rupture de contrat ouvrant à défiscalisation ne pouvaient leur être imputées car elles avaient été provoquées par la faillite des sociétés de gestion.

Puis, le député de l’Ariège a tenu à faire une mise au point : « j’avais fort peu apprécié le fait qu’après l’annonce des liquidations judiciaires des gestionnaires de villages de vacances en Ariège, quelques donneurs de leçons aient cherché à faire endosser la responsabilité de ces graves problèmes aux élus du secteur. Ce n’était pas exact car il s’agissait de litige financier entre des privés et des privés. Par contre, dans la mesure où c’était une loi de la République qui avait entraîné ce type de dérapages, je me suis attaché à faire évoluer la loi en question avec trois objectifs en tête, moraliser ces pratiques, préserver les intérêts particuliers des investisseurs floués de Guzet, Aulus, Carla Bayle et d’ailleurs et enfin sauvegarder ces mesures incitatives qui sont les seules capables d’accroître les capacités d’accueil de notre département C’est moins spectaculaire mais c’est plus efficace ».

On aura l’occasion d’en reparler.

DEFICIT, DETTE, EMPLOI : Le flop-flop après le bling-bling…

juin 30th, 2009

Euro

Henri Nayrou, député de l’Ariège, membre de la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale communique  :

” Les récentes révélations et confessions sur l’état des finances de la France  de la part de deux éminents personnages de notre République,  viennent de démontrer une fois de plus les incohérences et les  incompétences du système Sarkozy.

En effet, la commission des finances de l’Assemblée Nationale au sein de laquelle je viens d’être reconduit, a d’abord recueilli les lamentations de M. Philippe Seguin. Le premier président de la Cour des Comptes, après avoir estimé  que ” la dégradation sans précédent des finances publiques avait atteint la zone dangereuse “, nous a avoué tout de go que la crise n’était responsable que pour la moitié de ces très mauvais résultats, ce qui est une grosse info dans la mesure où le discours officiel colporte le contraire.

Puis, ce fut au tour de M. Eric Woerth, ministre du budget et de la fonction publique, aujourd’hui reconverti en syndic de faillite, de nous conter, chiffres a l’appui, l’état calamiteux des… comptes publics.

Les chiffres sont en effet cruels. Début 2007,  le déficit était de  44,9 milliards d’€, soit  2,5 % du PIB. A l’an 2 Sarkozy,  il atteint 103 milliards d’€ ( plus du double…) et, pire, le ministre Woerth le prévoit pour 2009 entre 7 et 7,5 % du Pib, puis entre 5 et 5,5 % en 2012. On n’aura pas la cruauté de rappeler que nos experts en politique économique avaient juré leurs grands dieux qu’on reviendrait vite sous la barre européenne des 3 %.

La dette ? Elle est tout aussi énorme. Début 2007, elle s’élevait à  1 152 milliards d’€. A l’an 2 Sarkozy, elle pointe à 1 327  milliards d’euros à  68 % du PIB avec  la somme astronomique de 54  milliards d’euros à payer en 2008 pour les intérêts de la dette et le même Woerth nous a dit qu’on en sera  à 88 % en 2012.

Qu’à cela ne tienne, le gouvernement Fillon organise la fuite en avant en klaxonnant. Après la baisse de la TVA, voila le grand emprunt. Ah si vous aviez vu à Versailles les mines déconfites des députés UMP ! Même Gilles Carrez, le très UMP rapporteur général du budget prend peur ; ” Il ne faudrait pas que cette initiative serve d’anesthésiant ! ”

Et ne parlons pas du chômage qui a augmente de 635 000 demandeurs d’emploi, ce qui n’a pas empêché nos grands stratèges de persister dans l’erreur en  dépensant près de 5  milliards d’euros par an pour défiscaliser les heures supplémentaires. Au vu de la dégradation vertigineuse de l’emploi, une adaptation aurait été bienvenue, aussi simple que l’oeuf de Christophe Colomb n’est-ce pas…

Bref, sur la dette, le déficit, l’emploi, les impôts et l’économie, le prétendu champion du redressement de la France a tout faux. Il n’aura finalement réussi que sur le bling-bling et les coups tordus.

Henri NAYROU ET LE FINANCEMENT DU SPORT AMATEUR

juin 17th, 2009


Le 22 juin prochain, dans le cadre d’un colloque sur le sport organisé à Paris en présence des plus hautes autorités politiques, fédérales et associatives dans ce domaine, Henri Nayrou présidera la table ronde portant sur le financement du sport amateur.

Commentaire du député ariégeois qui est également rapporteur spécial du budget du sport à la commission des finances de l’Assemblée Nationale : « Voila un vaste programme qui ne semble pas troubler le ministère des sports, beaucoup plus préoccupé par le haut niveau, ses résultats improbables et ses intérêts particuliers que par le développement du sport de masse qui répond à un intérêt général évident ! »

 

A ce propos, Henri Nayrou a eu l’occasion mardi dernier de questionner Denis Masséglia, le président du CNOSF fraîchement élu. « j’ai vraiment apprécié que le nouveau patron du mouvement sportif mette d’emblée les choses au point au niveau de ses priorités a explique H Nayrou. Il a dit clairement que l’Etat devait chercher a faire de la France une grande nation sportive au lieu de privilégier tout ce qui brille… »

 

Les clubs ariégeois peuvent compter sur le député pour défendre le modèle du sport amateur, loin des folies du sport-business et des dépenses indécentes du Real de Madrid.

 

 

L’Ariège vue autrement sur France 2

juin 17th, 2009

Logo Ariège

Une équipe de France 2 se trouvait en Ariège dimanche dernier pour tourner une émission sur les à cotés des départements traversés par le Tour de France.
Le grand reporter du service des sports de la scène publique, Dominique Leglou, avait choisi, en collaboration avec Henri Nayrou, le thème du cheval de mérens, depuis les dessins de l’époque magdalénienne sur les parois de la grotte de Niaux et du Parc pyrénéen de la préhistoire où l’a reçu le directeur du SESTA, Pascal ALAR, jusqu’aux pentes du col d’Agnes entre l’étang de l’Hers et Aulus les bains.
L’équipe de tournage a également emmagasiné de superbes images du col de port, du cirque de Cagateille, de la cité de Saint Lizier et de la ville de Saint Girons en vision panoramique.

Ce carnet de bord ariégeois sera diffusé le 11 juillet soit dans l’émission de Gérard Holtz, soit insérée dans le direct intégral de l’étape Andorre-Saint Girons.
Ce sera une nouvelle facette de la promotion de l’Ariège.

Henri Nayrou par monts et par vaux

juin 17th, 2009

Anem

Le Président de l’association nationale des élus de la montagne poursuit ses tournées départementales. La semaine dernière, il était en Haute Savoie et en Savoie et, cette semaine, il se rendra dans le Massif Central, en Haute Vienne et dans le Cantal.

Henri NAYROU interpelle Xavier DARCOS sur l’avenir des emplois des personnels d’aide à la vie scolaire en Ariège.

juin 11th, 2009

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Le 30 juin prochain, ce sont 129 ariégeoises et ariégeois occupant actuellement des Emplois de Vie Scolaire (EVS) qui arriveront au terme de leurs contrats de 6 ans. A partir de septembre 2009, le décompte va également commencer pour d’autres salariés ” Aides à la Vie Scolaire “qui auront atteint la limite des 6 ans d’exercice.

 

Etant donné leur importance pour le bon fonctionnement des établissements et la crise actuelle que connaît l’emploi en France, le député de la seconde circonscription a interrogé le Ministre par écrit pour savoir ce que comptait faire le gouvernement pour pérenniser ces contrats et éviter ainsi de remettre ces personnes dans une situation

précaire mais aussi pour assurer le meilleur accueil possible aux enfants dans un système scolaire qui a plus besoin de renforts que de

30 000 suppressions de postes de fonctionnaires.

Voir le courrier au Ministre:  courrier-a-xavier-darcos-avs-evs.pdf

ASSEMBLEE NATIONALE : Henri NAYROU INTERVIENT SUR LES RADARS

mai 20th, 2009

radarHenri Nayrou est intervenu l’autre semaine en commission des finances de l’Assemblée Nationale lors de l’examen du rapport d’information sur les amendes radars et le financement de la politique de sécurité routière. On a appris à cette occasion que le nombre de radars était passé de 96 à la fin 2008 à 2346 en février 2009 se répartissant ainsi : 1512 fixes et 834 embarqués, 53% sur les routes départementales, 28% sur les nationales, 15% sur les autoroutes et 4% sur les voies communales et les périphériques. Il a été également indiqué que le nombre de morts sur la route avait été de 4274 en 2008 contre 7520 en 2001.
Les objectifs dévoilés lors de cette réunion sont les suivants : passer sous la barre des 3000 tués en 2012 grâce à un parc de radars portés à 4500 unités à cette date.

Autre chiffre important de cette opération, le Centre National de Traitement des Amendes Radar a eu à connaître en 2008 10,6 millions d’infractions pour les radars fixes et 6,55 millions pour les mobiles. Butin en 2008 : 447 millions d’euros + 103 millions d’euros d’amendes forfaitaires majorées. Cet argent a été attribué ainsi : 194 millions pour le développement du système des radars, 130 aux collectivités territoriales et 123 à l’Agence Française des Infrastructures Routières (AFITR). A noter que le coût économique de l’insécurité routière coûte au  pays plus de 25 milliards d’euros.
Les députés ont appris aussi qu’en raison de la diminution rapide des recettes du système, le Gouvernement prévoyait de ne plus verser d’argent à l’AFITR  à partir de  2015 et aux collectivités territoriales  à partir de  2017.
Enfin, les responsables prônent l’interdiction de l’usage du téléphone au volant y compris avec le dispositif « mains libres » et l’obligation d’allumer les feux de jour à tout moment.
Henri Nayrou a fait 5 observations devant le rapporteur Hervé Mariton : « d’abord, je reconnais pleinement l’efficacité de la politique des radars pour éviter le plus possible de drames de la route. Ensuite, je trouve normal la pose des radars fixes sur les points dangereux autant par ses vertus pédagogiques que contraignantes. Par contre, j’estime que les ruses des  forces de l’ ordre posant des radars mobiles dans des secteurs non sensibles mais bien cachés  des automobilistes, s’apparentent hélas davantage à du racket financier qu’à des considérations sécuritaires.
Quatrièmement, je pense que la future interdiction d’utiliser les téléphones mains libres ou même de boire de l’eau au volant va trop loin et cette mesure relève de ce qu’un chercheur a appelé “l’angélisme exterminateur”.

Enfin, j’ai dit tout haut mon regret que les collectivités territoriales se verront prochainement privées du produit des amendes radar alors qu’elles dépensent beaucoup d’argent pour l’amélioration des voies routières contribuant à la sécurité, le tout sans recevoir de l’Etat les moyens adéquats car le transfert des charges est devenu un marché de dupes ».
La réponse du rapporteur n’a pas été à la hauteur des attentes de Henri Nayrou.

DOSSIER OURS : LE PRESIDENT DE L’ANEM Henri NAYROU MET LES POINTS SUR LES « I » EN REPONSE A MADAME JOUANNO

mai 18th, 2009

Le dossier ours vient de revenir au premier plan de l’actualité pyrénéenne, même si, sans faire de démagogie déplacée, la situation économique actuelle laisse à penser que la priorité des françaises et des français n’est pas de mettre quelques prédateurs de plus sur la chaîne des Pyrénées.
Toujours est-il que, dans le cadre des réunions départementales organisées par l’Association Nationale des Elus de la Montagne, le président de l’Anem Henri Nayrou par ailleurs député de l’Ariège, avait donné rendez-vous aux élus adhérents de l’association des montagnards ariégeois le 15 mai dans une salle jouxtant le stade municipal de Luzenac dans la Haute Ariège. Comme ce fût le cas auparavant dans le briançonnais, à Digne les Bains, au Vigan dans le Gard et à Saint-Affrique en Aveyron, il s’agissait pour le président de l’Anem d’informer ses collègues des actions menées au niveau gouvernemental pour tenter d’améliorer le sort des populations de montagne, mais aussi d’écouter ce que pensent les élus de la base de ces mêmes actions.
Avant la réunion, les éleveurs de la haute vallée de l’Ariège, mécontents de la réintroduction de l’ours, ont marqué leur dépit de manière spectaculaire ne présentant le squelette d’une brebis  qui venait d’être tuée l’avant-veille par un ours, puis dépecée par les vautours. Ils ont interpellé le président –député en lui demandant d’intervenir auprès de la secrétaire d’Etat  à l’écologie pour arrêter l’opération de réintroduction tant qu’il était temps.
Henri Nayrou leur a donné rendez-vous dans la salle toute proche et c’est dans le cadre de la réunion habituelle qu’il a dévoilé les propos qu’avait tenu Madame Chantal Jouanno le 28 avril dernier en recevant une délégation de l’Anem, formée de députés et de sénateurs. Il a précisé ainsi la position de la nouvelle secrétaire d’Etat à l’écologie en ces termes : « le mariage n’a pas réussi, il convient de ne pas poursuivre les réintroductions, en attendant d’autres évolutions ».
Répercutée par des nombreux médias présents, cette déclaration a mis en émoi le petit monde des pro ours et des anti ours. La ministre a jugé bon de publier un communiqué dans lequel elle tentait de préciser davantage sa position, sans pour autant opposer un démenti formel aux propos du président de l’Anem.
Quoiqu’il en soit, Henri Nayrou a souhaité mettre les choses au point en publiant à son tour un autre communiqué dans lequel il raconte par le menu détail les conditions dans lesquelles ont été recueillies ces paroles ministérielles. Vous trouverez l’intégralité du communiqué ci-dessous.   
 
 
 
COMMUNIQUE DE HENRI NAYROU, PRESIDENT DE L’ASSOCIATION NATIONALE DES ELUS DE LA MONTAGNE ( ANEM )
 
 
J’ai lu avec attention le communiqué de Mme la Secrétaire d’Etat à l’Ecologie. Non seulement je maintiens mes déclarations du 15 mai a Luzenac mais en plus, cela me donne l’occasion de les étayer.
Le 28 avril à la tête d’une délégation de l’Anem dont faisaient partie l’ancien président Martial Saddier et ma collègue ariégeoise Frédérique Massat, j’ai informé Mme Chantal Jouanno nouvellement promue à son poste que notre association n’était pas favorable à la réintroduction des ours dans les Pyrénées pour quatre raisons essentielles : leur présence est incompatible avec l’élevage et le pastoralisme, les éleveurs de montagne ont assez de problèmes a surmonter pour ne pas accepter de régler celui des prédateurs à leur détriment, la biodiversité pyrénéenne a beaucoup plus à gagner avec l’entretien des hauts domaines par les troupeaux de bovins et d’ovins qu’avec le retour des ours et enfin, ce plan coûte cher à un Etat qui ne cesse de clamer qu’il n’a plus d’argent pour maintenir la vie et les services publics dans les vallées.
En conséquence, je lui ai demandé deux choses : l’arrêt sine die des réintroductions, ensuite un bilan financier, moral et global sur cette opération.
 
Mme Jouanno m’a répondu ceci : ” On peut dire que le mariage n’a pas été réussi. Je pense qu’il n’y aura pas de nouvelles réintroductions. On verra alors l’évolution.” Je ne souhaite rien préciser de plus afin de ne pas ajouter au désordre, forcément perçu par ceux qui écoutent ou qui lisent affirmations et contre-affirmations. Si je m’en tiens ainsi à ces seules paroles, c’est que le 28 avril, avec ma vieille expérience de journaliste, j’avais noté instantanément sur mes notes les mots suivants : ” mariage pas réussi, pas de nouvelles réintroductions, évolution “.
 
Voilà les faits. Après les faits, viennent les commentaires. Voici les miens que je vous livre, très à l’aise. Président d’une association d’élus des montagnes de France, je suis allé voir une ministre de la République pour lui faire part des fortes attentes de nos adhérents élus directement concernés par le problème des prédateurs.  Sa réponse a été claire et perçue ainsi par les membres de notre délégation.
 
A vrai dire, les propos de Mme Jouanno ne m’ont étonné qu’à moitié. Certes, c’était la toute première fois que la plus haute responsable de l’écologie évoquait directement la perspective de stopper les réintroductions mais je savais qu’en haut lieu, en très haut lieu, on pensait qu’il y avait d’autres priorités en ce moment que d’aller chercher des ours en Slovénie pour semer la panique dans les Pyrénées. Je savais ainsi que le 7 mai 2008 à l’Elysée devant plus de 200 parlementaires UMP, M. Nicolas Sarkozy avait tenu des propos sans équivoque sur le sujet. Là où j’ai été surpris, c’est que les paroles présidentielles n’aient jamais été divulguées au-delà d’un cercle restreint. Pourtant, j’ai cru comprendre que ça fuitait volontiers du côté de la majorité…
 
Je précise en outre qu’à aucun moment, Mme Chantal Jouanno ne nous a signifié qu’elle souhaitait que ses paroles ne soient pas divulguées. Je connais la règle du jeu en la matière. Les gouvernants lâchent ce qu’ils ont envie de lâcher et ils sont assez grands pour dire illico à leurs interlocuteurs s’ils veulent ou non que que leurs avis soient repris publiquement. S’ils le sont dans le silence, c’est bingo. S’ils font du bruit, la machine de l’institution à noyer le poisson se met en route. C’est le cas dans cette affaire.
 
Il se trouve que je n’avais pas eu l’occasion de dévoiler cette ” grosse info ” jusqu’à ce 15 mai à Luzenac où avait lieu la réunion départementale de l’ANEM dédiée à l’Ariège, 5e étape de mon tour des montagnes de France après les Hautes-Alpes, les Alpes de Haute Provence, le Gard et l’Aveyron. Je savais bien qu’avec Frédérique Massat, nous serions interrogés sur le dossier de l’ours et qu’il n’était point question pour nous de cacher à nos adhérents inquiets ce que nous avait déclaré la ministre.
 
Ce d’autant plus que, d’abord, je répète que Mme Jouanno n’avait mis aucun embargo sur ses propos et ensuite, que les éleveurs avaient appelé à manifester leur fort mécontentement devant la salle de Luzenac. Dernier élément du tableau, ils avaient amené le squelette d’une brebis tuée par un ours l’avant-veille et dépecée par les vautours, ce qui a déclenché un afflux de journalistes, aisément compréhensible.
 
N’étant pas tombé de la dernière pluie, j’ai pris la précaution de faire savoir dès le vendredi matin au cabinet de la Secrétaire d’Etat que j’allais informer les élus de l’ANEM de la teneur de ses paroles du 28 avril. C’est ce qu’a fait notre délégué général Pierre Bretel.
 
A la tribune, j’ai donc rapporté ce que nous étions nombreux à avoir entendu. J’ai ajouté mes propres commentaires, à savoir que les annonces de Mme Jouanno étaient de la plus haute importance, qu’elles répondaient positivement à une situation de crise et qu’elles étaient conformes à ce que je pressentais personnellement depuis les déclarations du Président de la République le 7 mai 2008.
 
Sans doute soumise à des réactions venues des associations pro-ours, la Secrétaire d’Etat a jugé bon de publier un communiqué. Je note d’abord qu’Il n’y a pas le moindre démenti formel à mes déclarations de Luzenac. Il n’aurait plus manqué que ça ! Je ne vois pas en effet comment une ministre de la République pourrait se déjuger sur des propos qu’elle a tenus devant une délégation de parlementaires.
 
Tout, finalement, est dans le dernier paragraphe. D’une part, il y est clairement indiqué qu’il n’y aura pas de nouvelles réintroductions en 2009 et en 2010, au moment même où les associations favorables à l’ours exercent une forte pression pour qu’il y en ait d’autres, à l’aide de publications qui m’apparaissent fort coûteuses, ne faisant ainsi que confirmer mes déclarations de Luzenac où je n’ai évoqué aucune date-butoir. Ensuite, Mme Jouanno affirme qu’une décision pour un nouveau plan serait prise au vu des conclusions tirées du plan actuel.
 
Je donne donc rendez-vous en 2010 à celles et ceux qui auraient pu douter de mon message du 15 mai 2009 à Luzenac.
 

INTENSE ACTIVITE POUR LE DEPUTE Henri NAYROU

mai 18th, 2009

Le député de la 2ème circonscription Henri NAYROU ne chôme pas à l’heure actuelle. En plus des réunions départementales qu’il anime au titre de président de l’Association Nationale des Elus de la Montagne (le 7 mai dans les Hautes Alpes et les Alpes de Haute Provence, le 14 mai dans le Gard et l’Aveyron et le 15 mai à Luzenac), il est intervenu le mercredi 13 mai à Toulouse dans le cadre d’un colloque sur les classes transplantées organisé par la Confédération du Tourisme des Pyrénées.

Ce mardi 19 mai, il sera à Tarbes, toujours au titre de l’ANEM, pour une réunion sur les conséquences de la réforme territoriale, en présence du président du Sénat Gérard Larcher.