Réunion publique Elections régionales Pamiers le 16 02 2010
jeudi 18 février 2010 par Administrateur
Mardi 16 février, Martin Malvy grandissime favori de l’élection régionale des 14 et 21 mars en Midi Pyrénées, était la vedette d’une réunion publique à la salle du Jeu du Mail à Pamiers, en présence de la tête de liste ariégeoise Marc Carballido et de ses colistiers Rolande Sassano, Emile Franco, Malika Gourdoughli, Pierre Peyronne, Christine Tequi, Olivier Rey et Delphine Litchman.
Après l’accueil chaleureux de Milou Franco, les présentations de la liste de Rolande Sassano et les propos offensifs d’Augustin Bonrepaux, le député de la circonscription Henri Nayrou, revenu dare-dare de Paris, a prononcé un discours tonique et même musclé, dont vous pourrez lire ci-dessous les morceaux choisis.
" LE COMBAT SERA POLITIQUE ET NOUS LE GAGNERONS ! "
L’ Ariège et principalement la Basse Ariège sont heureuses de te recevoir ce soir cher Martin avec Marc Carballido et vos colistiers ariégeois.
- Heureux de recevoir le président d’un Conseil Régional Midi Pyrénées conquérant, je veux parler de la région conquérante belle et grande mais aussi de son président conquérant, qui peut être fier de son bilan et confiant dans son projet.
- Heureux de recevoir une personnalité de dimension nationale avec son cortège de sondages flatteurs qui ne sont que le reflet de tes actions clairement identifiées le reflet aussi de ta présence sur le terrain, de ton aisance naturelle, de ton sens du contact.
Et on aura besoin effectivement de toutes ces qualités réunies dans notre Ariège durement touchée par la crise, par le chômage qui concerne 11 % de la population active et aussi par une politique gouvernementale qui fait la part la plus belle aux nantis, les citoyens comme les collectivités et qui affecte les plus vulnérables, les citoyens comme les collectivités.
Rappeler que 52 % de ces personnes en recherche d’emplois sont des femmes, 17 % des jeunes et 34 % des chômeurs de longue durée, ne pas occulter le fait que les baisses de commandes pour l’aéronautique ont affecté de plein fouet les nombreux intérimaires de la basse Ariège, AFFICHER ces éléments sans faiblir, c’est d’abord remettre en perspective les vrais enjeux de cette élection qui n’ont rien à voir avec le débat-croupion sur l’identité nationale.
A ces difficultés individuelles, viennent s’ajouter celles qu’endurent nos territoires, avec la désespérance des agriculteurs et des éleveurs, le délitement des services publics, cette sensation indicible d’abandon des zones rurales et de montagne . Et voilà que viennent se rajouter les conséquences catastrophiques des deux réformes en cours, l’une liée à la suppression de la Taxe Professionnelle et l’autre aux collectivités territoriales, deux sujets de grande discorde qui , contrairement à ce que pensent encore aujourd’hui trop de victimes potentielles de ce bouleversement extravagant, ne concernent pas les seuls élus comme veulent le faire croire avec un cynisme absolu les groupies sarkozystes.
En tant que député de cette circonscription, je souhaite évoquer devant vous deux exemples saisissants d’actualité :
- En premier lieu, avec une dette qui s’élève à plus de 1.500 milliards d’euros et avec un déficit du budget de la nation qui atteint des sommets catastrophiques à 149 milliards d’euros, cette camarilla de droite qui détient hélas toutes les manettes nationales depuis 8 ans, est la plus mal placée pour donner des leçons de vertu budgétaire aux Conseils régionaux et généraux gérés par la Gauche, seul angle d’attaque misérable trouvé par le Gouvernement pour tenter d’endiguer la lame de fond que tous les observateurs annoncent pour les 14 et 21 mars.
D’ailleurs, la Cour des Comptes vient , à juste raison, de mettre un carton rouge au Gouvernement sur l’ensemble de ses basses oeuvres et principalement à propos des niches fiscales qui s’élèvent à 73 milliards d’euros. Et je vous pose une question faussement ingénue.
D’après vous, ces niches à qui bénéficient -elles ? Aux 200 contribuables français qui reçoivent 150 millions de cadeaux fiscaux ou aux 7 millions de citoyens qui vivent sous le seuil de pauvreté et dont les fins de mois commencent à partir du 15 ?
- Second exemple : il ya presque un mois, la majorité UMP et le ministre de l’agriculture ont refusé de voter la retraite agricole complémentaire que le Groupe PS de l’AN avait suggéré de mettre en place pour 363.000 conjoints et aides familiaux de chefs d’exploitation, pour une pension minime de 1000 euros par an et avec un coût pour l’Etat de 130 millions d’euros.
Refus du gouvernement, trop cher ! Quelle honte quand on met ces 130 millions en parallèle avec les 700 millions du bouclier fiscal ou avec les 22 milliards perdus pour l’Etat avec la non taxation des plus-values sur les actions bancaires !
Avec le sens aiguë de la dérision qui le caractérisait, Coluche disait : " il faut taper sur les pauvres. Ce sont les plus nombreux ! " En voilà une idée à effet renversé qu’il faut retenir pour les 14 et 21 mars. Car il faut précisément que les plus nombreux aillent aux urnes dans un mois pour donner un sens aux véritables enjeux pour le peuple. Car c’est pour lui que nous sommes engagés, c’est pour lui que nous bataillons avec Frédérique Massat et Jean-Pierre Bel dans les hémicycles du Parlement. Et quand ça va mal, c’est encore vers lui qu’il faut se tourner pour ne se tromper ni d’objectif essentiel, ni de mots pour les décrire.
Je pense notamment aux vœux reçus récemment d’un militant de la vallée de la Lèze qui me sont apparus ce soir d’une saisissante actualité : " J’entends de tous côtés les méfaits de la crise et les inégalités de toutes natures que nous ne saurions accepter. Mais au-delà de la douleur, l’envie d’en découdre doit battre dans le cœur de chaque Ariégeois. Il est du devoir de chaque élu, de chaque militant, de chaque citoyen d’y répondre car c’est un gage de victoire électorale et intellectuelle, un gage de justice pour le peuple et un gage de sanction pour le pouvoir en place " .
Martin, Marc et les autres, nous comptons sur vous pour gagner afin de mettre en place un bouclier social dont ont besoin ceux qui souffrent face un bouclier fiscal qui met à l’abri de l’impôt ceux qui sont déjà à l’abri du besoin.
Fort heureusement, il apparaît, selon les derniers sondages, que les Français apprécient justement ce type de contre - pouvoirs locaux, sorte de balancier qui rassure le citoyen car il se dit que quelqu’un veille à sa place sur les grands équilibres, en fait sur les grands déséquilibres., surtout lorsque ces contre pouvoirs s’accordent avec des compétences de gestionnaires reconnus comme le sont les conseillers régionaux et conseillers généraux et de gauche.
Et quand, en plus, notre tête de liste, est celui qui a démontré sa capacité à imposer la solidarité, la péréquation et le rééquilibrage territorial en Midi-Pyrénées, on peut faire confiance à la sagacité et à la sagesse du peuple des zones rurales comme l’Ariège, Tous ces actions doivent trouver leur prolongement logique, dès le 14 mars en votant massivement pour la liste Malvy - Carballido ici en Basse-Ariège.
Une manière aussi de remettre à leur place quelques ambitieux UMP du type Calléja. C’est ce monsieur qui parlait déjà du département de l’Ariège au passé dans un bulletin UMP sorti en automne dernier . C’est le même Calleja qui vient de monter une liste de bric et de broc dont ce n’est pas la peine de parler ce soir. Les vrais militants UMP de l’Ariège s’en sont déjà chargés, les électeurs ariégeois s’en chargeront prochainement.
Martin, Marc, Rolande, Milou, Malika, Pierre, Christine, Olivier, Delphine, je vais redire ici ce que je disais déjà en mars 2004 et qui s’est vérifié.
Le combat sera politique et nous le gagnerons !
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