STATUT DE LA POSTE : Non au référendum populaire, oui à l’injure faite à De Gaulle !

jeudi 14 janvier 2010 par Administrateur

Le gouvernement de la France n’a pas voulu entendre la voie de la sagesse.

Mardi 12 janvier 2010 vers 18 h donc, 267 voix contre 184 ont entériné le changement de statut de La Poste, première étape vers l’abandon de la chose publique. Là-haut, très haut, le général de Gaulle aura apprécié ...

 

Ce projet a été annoncé sans aucune concertation avec les élus, ni avec les organisations syndicales. Beaucoup de syndicats mais aussi de citoyens inquiets nous ont interpellé sur la question. Vous le savez, le Groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche s’oppose

fermement à l’ouverture du capital de la Poste, prélude à une glissade éperdue vers une possible privatisation.

L’exemple de Gaz de France est bien entendu là pour nous conforter dans nos craintes. Une remise en question de ce service public est une idée dangereuse et insupportable, que nous ne cesserons de dénoncer. C’est d’autant plus scandaleux que rien n’obligeait le gouvernement à cela : la Poste est déjà compétitive et fait des profits, et aucune législation européenne n’impose cette réforme.

 

C’est ainsi que ce projet privera l’Etat d’un outil essentiel de l’aménagement du territoire et menacera ses missions de service public. Les problèmes soulevés par une privatisation sont multiples car les missions de l’établissement postal sont d’intérêt général. Qui pourra à l’avenir assurer aux Français que la péréquation tarifaire sera maintenue ?

Autrement dit, que le prix du timbre sera le même dans toute la France ?

Qui pourra garantir que le courrier sera toujours distribué partout et aux mêmes fréquences qu’aujourd’hui, si cela est peu rentable ? Qui pourra assurer aux foyers modestes une accessibilité bancaire ?

 

En présentant ce projet de loi , le gouvernement ignore sciemment le grand succès remporté par la « votation citoyenne » du 3 octobre dernier(par laquelle 2,3 millions de personnes se sont prononcées contre une privatisation de La Poste)., après avoir repoussé sans cesse l’examen de la loi organique qui aurait permis un référendum d’initiative populaire.

 

Lors des débats, Christian Estrosi s’est contenté de donner quelques gages qui ne rassurent personne. A l’image de nos collègues sénateurs il y a quelques semaines, nous nous sommes

fortement mobilisés contre ce projet qui constitue une nouvelle atteinte aux services publics et avons défendu une motion référendaire pour exiger que le texte soit soumis à référendum, sur le fondement de l’article 11 de la Constitution. La motion a été rejetée en début de soirée par 267 voix contre 184.

 

 

 


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