Henri NAYROU intervient sur les radards Mercredi, 20mai 2009
Henri Nayrou est intervenu l’autre semaine en commission des finances de l’Assemblée Nationale lors de l’examen du rapport d’information sur les amendes radars et le financement de la politique de sécurité routière. On a appris à cette occasion que le nombre de radars était passé de 96 à la fin 2008 à 2346 en février 2009 se répartissant ainsi : 1512 fixes et 834 embarqués, 53% sur les routes départementales, 28% sur les nationales, 15% sur les autoroutes et 4% sur les voies communales et les périphériques. Il a été également indiqué que le nombre de morts sur la route avait été de 4274 en 2008 contre 7520 en 2001.
Les objectifs dévoilés lors de cette réunion sont les suivants : passer sous la barre des 3000 tués en 2012 grâce à un parc de radars portés à 4500 unités à cette date.
Autre chiffre important de cette opération, le Centre National de Traitement des Amendes Radar a eu à connaître en 2008 10,6 millions d’infractions pour les radars fixes et 6,55 millions pour les mobiles. Butin en 2008 : 447 millions d’euros + 103 millions d’euros d’amendes forfaitaires majorées. Cet argent a été attribué ainsi : 194 millions pour le développement du système des radars, 130 aux collectivités territoriales et 123 à l’Agence Française des Infrastructures Routières (AFITR). A noter que le coût économique de l’insécurité routière coûte au pays plus de 25 milliards d’euros. Les députés ont appris aussi qu’en raison de la diminution rapide des recettes du système, le Gouvernement prévoyait de ne plus verser d’argent à l’AFITR à partir de 2015 et aux collectivités territoriales à partir de 2017. Enfin, les responsables prônent l’interdiction de l’usage du téléphone au volant y compris avec le dispositif « mains libres » et l’obligation d’allumer les feux de jour à tout moment. Henri Nayrou a fait 5 observations devant le rapporteur Hervé Mariton : « d’abord, je reconnais pleinement l’efficacité de la politique des radars pour éviter le plus possible de drames de la route. Ensuite, je trouve normal la pose des radars fixes sur les points dangereux autant par ses vertus pédagogiques que contraignantes. Par contre, j’estime que les ruses des forces de l’ ordre posant des radars mobiles dans des secteurs non sensibles mais bien cachés des automobilistes, s’apparentent hélas davantage à du racket financier qu’à des considérations sécuritaires. Quatrièmement, je pense que la future interdiction d’utiliser les téléphones mains libres ou même de boire de l’eau au volant va trop loin et cette mesure relève de ce qu’un chercheur a appelé “l’angélisme exterminateur”.
Enfin, j’ai dit tout haut mon regret que les collectivités territoriales se verront prochainement privées du produit des amendes radar alors qu’elles dépensent beaucoup d’argent pour l’amélioration des voies routières contribuant à la sécurité, le tout sans recevoir de l’Etat les moyens adéquats car le transfert des charges est devenu un marché de dupes ». La réponse du rapporteur n’a pas été à la hauteur des attentes de Henri Nayrou.
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