Face à la crise

mercredi 17 février 2010 par Administrateur

La Grèce, l’Espagne et le Portugal sont certes, à date, les éléments faibles du troupeau mais les prédateurs financiers espèrent attaquer l’ensemble du cheptel ou pour le moins tester sa résistance ..........

 A ne pas vouloir dès le début de la crise ,comme le proposait le PS ,avoir une politique cohérente, concertée et solidaire et sans vouloir tomber dans le catastrophisme ambiant l’Europe s’est fragilisée .......il est temps de réagir et d’adopter nos solutions lors du sommet extraordinaire de l’Union qui aura lieu le jeudi 11 février .

 

Les moyens d’intervention existent.

 

 L’Union européenne et la zone euro disposent des instruments légaux pour soutenir les victimes des attaques spéculatives. L’article 122-2 du traité de Lisbonne stipule que « lorsqu’un État membre connaît des difficultés ou une menace sérieuse de graves difficultés, en raison de catastrophes naturelles ou d’évènements exceptionnels échappant à son

 contrôle, le Conseil, sur proposition de la Commission, peut accorder, sous certaines conditions, une assistance financière de l’Union à l’État membre concerné. Le Président du Conseil informe le parlement européen de la décision prise ».

 

Des solutions sont envisageables :

 

La mutualisation de la dette souveraine des pays en difficultés. Les pays qui peuvent emprunter à bas coût peuvent acheter les obligations des États en difficultés.

 

Le recours à un emprunt européen dont les ressources seraient distribuées en fonction des nécessités. En la matière, diverses possibilités existent :

 

- Faire appel à la Banque européenne d’investissement (BEI), dont le mandat serait temporairement élargi.

 - Les grands pays de l’UE pourraient garantir ces émissions obligataires et affecter les ressources au budget communautaire, avec une

 coordination des politiques budgétaires.

 

- L’élargissement des actifs acceptés comme contreparties de la liquidité par la BCE, pour qu’elle puisse acheter des obligations des pays attaqués : c’est ce qui avait été fait pour les banques privées. Cette solution supposerait de modifier les statuts de la BCE pour qu’elle puisse acquérir des obligations d’État : cette opération a été effectuée par la Fed aux Etats-Unis en avril 2009.

 

 L’Union européenne a les moyens d’agir. Il s’agit d’une décision politique, qui doit être prise jeudi lors du sommet exceptionnel de l’Union en utilisant la voie ouverte par l’article 122-2 du traité européen, sous peine de voir la zone euro entraînée dans une spirale spéculative aux conséquences désastreuses.


Accueil du site | Contact | Plan du site | | Statistiques | visites : 51716

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site DOSSIERS  Suivre la vie du site BUDGET / FISCALITE   ?    |    Les sites syndiqués OPML   ?

Site réalisé avec SPIP 2.0.8 par Midiweb Toulouse

Copyright Henri Nayrou 2009 - Tous droits réservés