Le budget présenté cet automne n’est rien d’autre que la facture du Sarkozysme : augmentation des impôts de 10 milliards d’euros et 7 milliards d’euros en baisse aveugle des dépenses publiques, gel des salaires des fonctionnaires et des dotations aux collectivités locales.
On croit rêver. Soudain, au creux de l’été 2010, le président Sarkozy fait venir ses collaborateurs de Matignon et Bercy au Fort de Bregançon pour trancher sur le budget 2011 alors que les derniers 39 mois de son quinquennat portent l’ADN de la gabegie des finances publiques. Ce n’est pas être cruel de rappeler qu’à la mi-2007, la dette était de 1152 milliards d’euros et qu’à la mi-2010, elle s’élevait à plus de 1500 milliards. Rien qu’en 2009, elle a augmenté de 130 milliards d’euros.
Ce mardi 6 juillet 2010, l’Assemblée Nationale a adopté laborieusement le Débat ’Orientations Budgétaires qui préfigure le prochain budget de la nation, au terme d’une séance de bonne tenue marquée notamment par une superbe intervention de François Hollande mais qui a tourné au dialogue de sourds.
Les députés SRC ont défendu, jeudi 20 mai, leur proposition de loi pour la suppression du bouclier fiscal, dans le cadre de leur journée d’initiative parlementaire. Malheureusement, la tonalité générale des interventions en séance de la part de la majorité laisse peu de doute sur l’issue du vote qui interviendra ce mardi 25 mai à 16 h 30.
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